De quoi parle-t-on ?

Les violences au sein du couple

Toutes les formes de violences (verbales, physiques, psychologiques, sexuelles, économiques, administratives, cyberviolences…) commises par un conjoint, concubin ou partenaire lié par le pacs ou un ancien conjoint, concubin ou partenaire pacsé sont INTERDITES et PUNIES sévèrement par la loi.
Le législateur considère que le lien affectif entre l’auteur et la victime constitue une circonstance aggravante de nombreuses infractions, notamment : homicide, actes de torture et de barbarie, violences, viol et autres agressions sexuelles. Peu importe que le lien conjugal soit présent ou passé, ou que l’auteur cohabite ou non avec la victime (article 132-80 du Code pénal).

Les différentes formes de violences au sein du couple

Les formes des violences au sein du couple sont multiples et peuvent
coexister.

  • Les violences verbales : injures, cris, menaces sur la victime, sur les enfants… Elles sont souvent banalisées par la victime.
  • Les violences physiques : bousculades, morsures, coups avec ou sans objet, brûlures, strangulations, séquestrations sur elle, sur les enfants, sur des animaux… Elles se distinguent des blessures accidentelles et siègent généralement dans les zones saillantes.
  • Les violences psychologiques : intimidations, humiliations, dévalorisations, chantages affectifs, menaces, interdiction de fréquenter des amis, la famille… Elles installent une stratégie d’emprise pour dévaloriser la victime, la priver d’autonomie, la convaincre de son infériorité par rapport à l’agresseur et instaurer un climat de terreur. Les preuves matérielles de ces violences peuvent être des sms, courriels, messages vocaux ou sur les réseaux sociaux.
  • Les violences sexuelles : agressions sexuelles, viols, pratiques imposées, porno divulgation… Elles sont encore insuffisamment reconnues par les femmes victimes.
  • Les violences matérielles : briser, lancer des objets.
  • Les violences économiques : contrôle des dépenses, des moyens de paiement, interdiction de travailler privent la victime de toute possibilité d’autonomie financière et accentuent son isolement.
  • Les violences sur la parentalité : dévalorisation de son rôle de mère, actions en justice à répétition ayant trait à la garde, à l’autorité et à la visite des enfants (particulièrement lorsque l’agresseur montrait auparavant très peu d’intérêt à leur égard), enlèvement… La dévalorisation de la mère devant les enfants peut amener ces derniers à répéter des dévalorisations à son encontre.
  • Les violences administratives : confiscation de documents d’identité, carte vitale, diplôme…
  • Les cyberviolences : Le numérique offre aux auteurs de violences conjugales des moyens faciles, accessibles et instantanés pour davantage surveiller, contrôler et humilier les femmes. Cela peut entraîner de nouvelles formes de violences ou renforcer des violences déjà présentes au sein du couple (notamment des violences psychologiques). Les cyberviolences commencent souvent en même temps que les autres formes de violences au sein du couple et durent jusqu’à la séparation ou après. Les cyberviolences peuvent également commencer et se renforcer au moment de la séparation lorsque l’agresseur cherche à maintenir le contrôle à distance, y compris à travers des communications avec les enfants ou leurs outils numériques.
2 moments de risque d’apparition ou d’aggravation des violences au sein du couple :
  • La grossesse
  • La rupture conjugale dont les premiers temps de la séparation

Le cycle de la violence

Réagir dans l’urgence

Vous vous sentez en danger ?

IL EST URGENT QUE VOUS QUITTIEZ VOTRE DOMICILE. VOUS N’AVEZ PAS LE TEMPS DE PRÉPARER VOTRE DÉPART.

Que faire et où aller ?

  • Déposer plainte au commissariat,
  • Après avoir pris votre plainte et étudié votre situation, si vous n’avez aucune solution d’hébergement (famille ou amis), l’officier ou officière de police judiciaire (OPJ) vous proposera des « Bons nuitée ».

Le violentomètre